Belles fermes massives de briques peintes en blanc, avec pignons tronqués et corps construits perpendiculaires entre eux. Baies parcimonieuses et "utilitaires" laissant la part belle aux murs et aux volumes. Grandes percées visuelles vers le paysage agricole entre les constructions.
Construire en prolongement du village et de ses typologies :
- La grammaire architecturale déployée est commune aux trois maisons. Elle s’inspire du contexte construit et paysager : une architecture massive, des briques blanches, des percements là où nécessaire pour cadrer le paysage et apporter de la lumière. Des faîtages en alternance parallèles et perpendiculaires à la voirie. Grammaire en droite ligne des corps de ferme précédemment cités.
- les abords sont traités de manière agricole et champêtre en lien avec le paysage alentour. Le projet développe de grandes zones de respiration entre les habitations ainsi que des percées visuelles vers le paysage plus lointain. Pas de clôtures ni de séparation nette entre les trois parcelles. Intimisation par des strates de végétation et des haies mixtes d’essences locales.
Détails :
- Les 3 volumes sont affirmés, comme sculptés dans la masse. Les angulations jouent avec le soleil et dessinent les faces de prismes mis en valeur par une architecture abstraite sans débordants de toitures, gouttières, ni ressauts techniques.
- Les maisons, construites en zone d’aléa d’inondation faible, sont surélevées du sol. Elles reposent chacune sur une terrasse orthogonale, qui, telle une table d’assise, dessine une horizontalité au terrain en pente et met en valeur, par contraste, le jeu des angulations des volumes.
- L’abstraction des volumes est "contrariée" par le calepinage savant des briques. La pose carrelage de certaines parties du rez-de-chaussée renforce l’assise du bâtiment et redonne une échelle aux constructions. Les détails des angles ouverts, telle une couture, apportent la rugosité nécessaire à l’ensemble.